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LA DISTILLATION

La distillation à la vapeur, basée sur le principe de l'évaporation et de la condensation
des liquides est connue depuis l'Antiquité. Perfectionnée depuis, elle est pratiquée dans des
alambics modernes. Le produit à distiller est mis dans une cuve en acier inoxydable sur une
grille à travers laquelle on fait passer la vapeur (N°1). La vapeur d'eau entraîne avec elle les
huiles essentielles de la plante, passe ensuite par le col de cygne (N°2) et traverse le serpentin
(N°3), sorte de tuyau enroulé plongé dans de l'eau froide, dans lequel elle va se condenser.
L'eau et l'huile essentielle ainsi obtenues sont recueillies dans un récipient appelé le vase
florentin (N°4). L'huile essentielle et l'eau de densité différentes se séparent facilitant ainsi la récupération de l'huile essentielle.

L'ENFLEURAGE A FROID
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C'est un grassois, M. Théas qui au début du 19ème siècle a inventé le châssis de verre serti de bois qui allait servir à l'enfleurage à froid à l'échelle industrielle. Cette méthode s'appuie su le principe, connu depuis l'Antiquité, de l'absorbtion des odeurs par un corps gras. Le mélange de graisse d'origine animale (graisse de porc et de boeuf neutralisées avec de la Fleur d'Oranger) était étalée sur les deux faces du châssis. A l'aide d'un peigne en bois on dessinait des sillons dans lesquels on piquait les fleurs. Celles-ci reposaient dans la graisse 1 à 4 jours selon la variété, ensuite on les ôtait pour les remplacer par des fleurs



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fraîches. Une fois la graisse saturée
on la lavait à l'alcool pour séparer la matière odorante à la graisse. Après l'évaporation de l'alcool, on obtenait
un absolu de pommade. Cette technique très coûteuse en main d'oeuvre et nécessitant une grande proximité entre les champs de fleurs
et l'usine de traitement n'est plus guère utilisée aujourd'hui. A Grasse, une seule entreprise, Robertet, la pratique encore pour traiter les fleurs de tubéreuses.

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Ci-contre : Salle d'enfleurage à
chaud, Grasse, fin du XIXème siècle.
L'ENFLEURAGE A CHAUD

Ce type d'enfleurage était utilisé pour les fleurs moins fragiles, par exemple la rose centifolia.
Dans de grandes marmites chauffées au bain Marie, on faisait fondre la graisse, on y mélangeait
les fleurs et on les renouvelait régulièrement. Lorsque la graisse était saturée, on la filtrait. On obtenait alors une pâte appelée pommade.

L'EXPRESSION A FROID

Les essences des agrumes sont très fragiles. On les obtient à l'aide d'un procédé spécial très
simple : l'expression. L'essence contenue principalement dans l'écorce du fruit est exprimée par
des moyens mécaniques, autrefois à l'aide d'éponges et aujourd'hui dans des machines
spéciales.
L'EXTRACTION AVEC SOLVANTS VOLATILES

Cette méthode, utilisée pour les
fleurs fragiles comme le jasmin et
la tubéreuse, ne pouvant être chauffées, se déroule en deux
étapes. Les fleurs sont dans un premier temps placées sur des grilles dans des extracteurs. Elles y sont lavées plusieurs fois avec un solvant, généralement l'hexane. Ce dernier entraîne avec lui les principes
odorants de la plante ainsi que ses cires et ses pigments. Après l'évaporation du solvant, on obtient
de la concrète.
Celle-ci est un mélange de parfum,
de cire et de pigments.
 
Ci-dessus : Schéma simplifé de l'extraction avec solvants.


Dans une deuxième phase, la partie cireuse de la concrète est éliminée. Pour ce faire, la concrète, après refroidissement est mélangée à de l'alcool. La pâte ainsi obtenue est filtrée afin d'éliminer
les cires et les impuretés. L'alcool est ensuite éliminé par évaporation. On obtient ainsi l'absolue.
 
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